Le patrouilleur Arafenua, ici à Tahiti, s'est échouée début juin 2014 sur le récif de l'atoll de Tikei, à 582 km au nord-est de Tahiti.

Le patrouilleur Arafenua, ici à Tahiti, s’est échouée début juin 2014 sur le récif de l’atoll de Tikei, à 582 km au nord-est de Tahiti.
PARIS, le 28 janvier 2015. La députée polynésienne Maina Sage a récemment interrogé le ministère des finances sur le remplacement du patrouilleur des douanes Arafenua. Depuis que ce patrouilleur s’est échoué en juin 2014, la surveillance du territoire maritime français en Polynésie est très difficile. « Il assurait des missions essentielles pour la surveillance du territoire maritime, au travers notamment de la réalisation de contrôles de la navigation de plaisance, de pêche et de commerce et de la projection du service des douanes dans les îles éloignées (…)Ce type de contrôles est rendu maintenant plus difficile dans la mesure où il est désormais nécessaire d’envoyer des équipes par avion sur les lieux d’interventions ».La députée polynésienne indique ainsi que « l’acquisition d’un nouveau patrouilleur constitue une priorité absolue ». Selon Maina Sage la commande d’un patrouilleur de 32 mètres, dont le rayon d’action permettrait d’aller jusqu’aux Marquises est actuellement en attente d’une décision des services de l’État. Dans sa question elle insiste auprès du gouvernement central « sur la nécessité que les fonds nécessaires à l’acquisition de ce navire soient débloqués dans les plus brefs délais. En effet, il n’est pas concevable, qu’à l’heure où notre pays est «en guerre contre le terrorisme» pour reprendre les propos de M. le Premier ministre devant la représentation nationale le 13 janvier dernier, près de la moitié de la zone maritime française soit sous-protégée du fait de l’impossibilité pour un service essentiel de l’État d’assurer ses missions habituelles, ce qui a des conséquences majeures sur la sécurité de cette zone ».

 

Plus de moyens réclamés pour la Fédération d’entraide polynésienne de sauvetage en mer

Sécurité et surveillance en mer : Maina Sage interroge le gouvernement françaisDans la même question, Maina Sage attire l’attention du gouvernement français sur les opérations de sauvetage en mer sur la vaste étendue maritime de la Polynésie française. Elle indique, « les missions de sauvetage en mer ne sont pas assurées par la Société nationale de sauvetage en mer, comme dans les autres territoires de la République, mais par une association de droit privé, la Fédération d’entraide polynésienne de sauvetage en mer (FEPSM), dont les opérations de sauvetages des vies humaines sont réalisées par 431 bénévoles répartis sur 10 stations de sauvetage en mer. Ces bénévoles ont réalisé plus de 73 heures d’intervention en 2013, autant d’actions opérationnelles et préventives auprès du grand public, des plaisanciers et des professionnels de la mer, financées sur les fonds propres de la FEPSM, l’association ne recevant chaque année qu’une subvention de 10 000 euros (1,1 million de Fcfp) de la direction des affaires maritimes. Aussi, pour assurer la sécurité de ces sauveteurs en mer bénévoles et leur permettre d’agir avec une plus grande efficacité, un renforcement du soutien financier de l’État apparaît nécessaire ».En l’occurrence, la SNSM (société nationale de sauvetage en mer) est également une association dont « le financement repose essentiellement sur la générosité et la confiance des donateurs privés (80% des ressources en 2013) » selon le site Internet de la SNSM. L’association qui assure les opérations de secours en mer tout autour de l’hexagone mais aussi dans les départements d’outre-mer regroupe près de 8000 membres dont 4 400 sauveteurs embarqués bénévoles.En Polynésie française, la Fédération d’Entraide Polynésienne de Sauvetage en Mer regroupe plus de 300 marins pêcheurs professionnels et marins du nautisme en Polynésie française. Avec leurs propres navires privés, les sauveteurs bénévoles représentent des moyens d’interventions complémentaires à ceux de l’État – MRCC (centre de recherche et de sauvetage maritime), du Pays et des communes.

 

Source : Tahiti Infos