Dans la négociation qui s’ouvre à Paris à l’occasion de la 21ème Conférence des parties à la convention sur le changement climatique (COP 21), les outre-mer français occupent une position singulière qu’il convient de prendre en compte.

Territoires insulaires et par là-même vulnérables, ils subissent avec une intensité particulière le réchauffement climatique dû aux gaz à effet de serre et la hausse du niveau des mers qui en résulte, sans en être responsables pour une part déterminante. Territoires marins, ils vont être lourdement affectés par l’augmentation de la température des océans, la mise en péril des écosystèmes et l’expansion inédite des cyclones et des tempêtes. Au terme de processus complexes et interactifs, la vie quotidienne des habitants aussi bien que les activités économiques et touristiques qui leur donnent les moyens de vivre seront profondément perturbées.

Les travaux du Groupe international d’experts sur le climat (GIEC) comme les recherches conduites dans les outre-mer autour du changement climatique, permettent d’apprécier à la fois la qualité des équipes engagées dans ces études et le vaste champ qui s’offre pour préciser les données existantes et explorer des domaines où l’état actuel des connaissances ne permet pas d’apprécier avec la même rigueur l’incidence de la transformation du climat sur l’ensemble des départements et collectivités des outre-mer français. Pour autant, l’engagement des élus et de la société civile, dans leurs territoires respectifs, dans l’effort de décision, d’expertise et d’explication va croissant, et les populations sont de plus en plus réceptives aux messages d’alerte et d’action.

Le rapport décrit les actions menées dans le cadre des stratégies d’atténuation du changement climatique (la transition vers les énergies renouvelables, les politiques des transports et de la construction) et des stratégies d’adaptation fondées sur la nature (la gestion du « trait de côte », la protection de la biodiversité, la réponse à la précarisation de l’habitat liée notamment au risque de submersion et la transformation des activités agricoles).

Il rappelle enfin quatre objectifs prioritaires qui peuvent être dégagés en liaison directe avec la COP21 :

  • la définition d’un financement stable ;
  • le développement de la coopération régionale ;
  • la pérennisation des programmes d’observation ;
  • la promotion des savoir-faire traditionnels et des capacités d’innovation des outre-mer.

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