Après l’annonce samedi dernier de la dissolution d’une brigade de gendarmerie maritime, la députée Maina SAGE a souhaité relancer la question du remplacement du patrouilleur des douanes de Polynésie française, l’Arafenua, échoué il y a tout juste un an.

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Monsieur le ministre des finances, mes chers collègues, peu de nos concitoyens savent que la Polynésie française représente la moitié de l’espace maritime de la France. Il faut le rappeler ! La Polynésie, c’est en effet 5 millions de kilomètres carrés d’espace maritime sur 11 millions, soit une surface aussi grande que l’Europe continentale. Cet espace n’est pas facile à surveiller, mais il fait de la France la deuxième nation maritime mondiale.

L’État connaît les opportunités qui en découlent, en matière de ressources halieutiques, minérales, en matière de biodiversité. Il propose des plans de classement des aires marines protégées, pour bien figurer sur la scène internationale. Tous ces avantages sont de véritables atouts pour la France : nous sommes fiers d’y contribuer. Toutefois, je souhaiterais que les eaux polynésiennes, qui sont donc un atout majeur pour notre pays, soient protégées à la hauteur des enjeux.

Je tiens donc à vous alerter tous à ce sujet : depuis un an, la sécurité de cet espace maritime est menacée, tout simplement parce que nous avons perdu notre seul patrouilleur des douanes, l’Arafenua, qui croisait depuis vingt-cinq ans dans nos eaux. Il assurait des missions de surveillance, de contrôle, de renfort des actions douanières à terre, de sauvetage en mer, et de surveillance environnementale. La perte de ce patrouilleur crée un très grave déficit, non seulement pour les eaux polynésiennes, qui sont à 20 000 kilomètres d’ici, mais pour la moitié de la surface maritime française !

Nous avons besoin d’une réponse claire. Je vous ai déjà interpellé à ce sujet : que comptez-vous faire pour remplacer ce patrouilleur ?