Extrait de la profession de foi

Si je suis élue, je poursuivrai avec nos deux autres députés le travail qu’ils ont engagé ensemble avec Edouard FRITCH. Cette équipe a su renouer avec l’Etat un dialogue apaisé et loyal. Depuis, de nombreux dossiers ont été lancés en partenariat avec le gouvernement pour :

  • Le retour de la participation de l’Etat au Régime de Solidarité (RST – RSPF)
  • La résolution du problème foncier avec une future loi facilitant les sorties d’indivision ;
  • La réorganisation du prochain contrat de projets 2015-2020, de la Dotation Globale d’Autonomie (DGA) et du 3e instrument financier (3IF) ;
  • Le maintien des outils de défiscalisation en faveur des entreprises polynésiennes ;
  • La rétrocession des terrains militaires, accompagnés de contrats de redynamisation des sites ;
  • La réforme des modalités de financement des communes dont le Fonds Intercommunal de Péréquation (FIP) que nous souhaitons à terme être cofinancé à parité avec l’Etat ;
  • L’amélioration du système d’indemnisation des victimes des essais nucléaires ;
  • La réforme de l’ITR qui doit faire l’objet d’un bilan des économies réalisées par l’Etat en vue de l’ajustement des mécanismes de compensation ;
  • Le transfert à la Polynésie française des aéroports de Tahiti, Raiatea, Bora-Bora et Rangiroa.

Il nous faut poursuivre et finaliser l’ensemble de ces dossiers.

Au titre de la solidarité nationale, nous interviendrons vigoureusement pour que l’Etat exprime sa solidarité envers les plus démunis de notre société par sa contribution au Régime de Solidarité (RST-RSPF). Pour lutter contre la vie chère, nous demanderons notamment le bénéfice de la Continuité au Service Public de l’Electricité (CSPE), de façon à promouvoir les énergies vertes et abaisser la facture d’électricité de nos concitoyens.

Au titre du développement économique, j’encouragerai tous les partenariats possibles en matière de recherche et d’innovation dans les secteurs d’avenir tels que les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) et les Ressources Marines. Au sujet de ce dernier, notre zone maritime est un atout considérable. De par sa surface et sa position stratégique dans le Pacifique Sud, la Polynésie doit défendre sa place pour assurer une exploitation durable de cet espace au profit notamment des archipels éloignés. L’état peut nous accompagner en renforçant la surveillance de la Z.E.E et en facilitant la mise en place de nouvelles filières, telles que l’aquaculture ou la production d’Energies Renouvelables essentielles à notre transition énergétique. Nous serons également très attentifs au programme français d’extension du plateau continental Extraplac qui doit prendre en compte notre droit des sols.

Il convient aussi de sensibiliser l’État sur des financements prioritaires dans le domaine de l’Éducation où les constructions scolaires sont une nécessité pour garantir l’égalité des chances entre nos jeunes citoyens polynésiens. Il en est de même pour la sécurité des biens et des personnes qui est un enjeu majeur en particulier pour les habitants des Tuamotu menacés par les conséquences du réchauffement climatique et la montée des eaux.

Les communes sont les collectivités de l’Etat. Celui-ci doit participer plus fortement à la prise en charge de leurs obligations en matière de distribution d’eau potable, de collecte et de traitement des ordures ménagères, des déchets végétaux et des eaux usées. Celles-ci leur sont imposées par le Statut et le Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT). A ce titre, j’interviendrai fortement pour que le CGCT soit réformé afin de prendre en compte nos spécificités démographique et géographique. Il doit être adapté aux réalités locales. Ce travail se fera bien entendu en concertation avec les communes.

Sur le plan institutionnel, notre statut est un outil riche et indispensable. Certaines dispositions méritent d’être actualisées pour le rendre plus efficace. Nous proposerons en autre l’allègement de certaines procédures pour faciliter le travail de nos institutions et de leurs administrations. En synthèse, nous ferons tout pour optimiser nos compétences statutaires !

Enfin, bien d’autres sujets me tiennent à coeur tels que la protection de notre patrimoine naturel et culturel, la valorisation de nos artistes et du savoir-faire polynésien. A ce sujet je soutiendrai le classement de l’archipel des Marquises à l’UNESCO. Nous pourrons aussi avancer sur la promotion des droits des femmes, ou encore sur l’extension de dispositifs en faveur des étudiants polynésiens. De manière générale, je m’engage à promouvoir et défendre nos compétences tout en sachant tirer le meilleur du savoir-faire national pour une transposition locale adaptée.

C’est un programme chargé, sur un délai court de 3 ans. Le contexte national difficile requiert toute notre attention et toute notre énergie. Je m’engage donc à mettre toute mon expérience d’élue locale au service de la réalisation de ce programme, en concertation constante avec notre Gouvernement et l’Assemblée de Polynésie française.

Maina SAGE

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