De retour de mission au Parlement à Bruxelles où Maina Sage accompagnée de Bran Quinquis, délégué interministériel au climat et de Laure Philippe-Kagan correspondante du bureau des Affaires européennes, ont fait entendre la position de la Polynésie française sur la question du changement climatique.

Alors que nous polluons peu, nous sommes aujourd’hui en première ligne des victimes. En Polynésie française, les conséquences ne sont pas seulement environnementales, elles sont sociales et économiques ! Mais comme les autres Outre-mer, nous nous sommes engagés dans cette lutte contre les dérèglements climatiques en développant des solutions innovantes et en réadaptant des solutions ancestrales liant culture et environnement. Ce matin, l’info day 2015 de l’OCTA a permis de présenter aux représentants des institutions européennes, du secteur privé et des organisations internationales, les stratégies et projets des PTOM en matière d’énergies renouvelables, de climat, de santé publique et d’innovation

Vulnérables oui, mais les Outre-mer sont aussi force de proposition et à ce titre, il a été demandé lors de la conférence organisée par l’euro-député Maurice Ponga sur l’outre-mer européen, que l’UE – notamment en cette année de COP21 – soutienne ses PTOM en défendant et en facilitant leur accès à des financements adaptés, comme le Fonds Vert pour le Climat.

Parce que les Outre-mer français regroupent 90% de la biodiversité nationale, que 97% de la ZEE du pays se trouve dans nos territoires et que 20% de l’espace maritime européen est dans le Pacifique, il était évident de souligner que nous devions être pris en compte dans les enjeux de la COP21.

Cette journée s’est conclue en relayant le message lancé par le président Fritch jeudi dernier, invitant la communauté internationale à relever le défi de Paris pour les îles et les océans.