Nembrotha aurea, une limace de mer de Mayotte dans l'inventaire de la biodiversité du Muséum © MNHN

© MNHN Nembrotha aurea, une limace de mer de Mayotte dans l’inventaire de la biodiversité du Muséum

L’Assemblée nationale a voté mardi soir la création de l’Agence française de la biodiversité (AFB). Un amendement voté dans l’hémicycle prévoit que son conseil d’administration soit composé de 44 membres dont 5 issus de l’Outremer. Une victoire pour les députés ultramarins.

 

80 % de la biodiversité française se trouve dans l’Outre-mer. Et pourtant, au fur et à mesure des discussions sur la loi sur la biodiversité, les députés ultramarins n’en voyaient pas vraiment la manifestation concrète. « Dans l’hémicyle, certains parlementaires ont encore un regard biaisé sur l’Outre-mer« , estime Gabriel Serville, député de la Guyane joint par La1ère.

Le député maire de Matoury, Gabriel Serville, à l'Assemblée nationale © Capture d'écran site de l'Assemblée Nationale

© Capture d’écran site de l’Assemblée Nationale Le député maire de Matoury, Gabriel Serville, à l’Assemblée nationale

Cinq sièges pour l’Outre-mer à l’AFB

Grâce à un consensus, les députés ultramarins de gauche comme de droite se sont battus pour obtenir une représentation spécifique dans le Conseil d’administration de l’Agence française de la biodiversité. Un amendement UDI a ainsi été voté à la quasi-unanimité augmentant de 39 à 44 le nombre de membres du conseil d’administration. Ces 5 nouveaux sièges supplémentaires  sont attribués à des représentants « de chacun des cinq bassins écosystémiques ultramarins« .

Les cinq bassins

A quoi correspondent ces cinq bassins ? Selon Chantal Berthelot, députée de la Guyane :  « il y aura un représentant de la Caraïbes (Guadeloupe-Martinique), un autre de l’océan Indien (Mayotte-La Réunion), un pour le pacifique (Polynésie-Nouvelle-Calédonie), un pour la Guyane et enfin un représentant de Saint-Pierre et Miquelon et des Terres australes et antarctique françaises ». Par ailleurs, souligne Chantal Berthelot contactée par la1ère, « chaque territoire qui le souhaite aura une délégation de l’Agence française de la biodiversité localement ». La députée se dit très satisfaite de ces avancées.

Chantal Berthelot, députée de la Guyane © DR

© DR Chantal Berthelot, députée de la Guyane

 

Le siège de l’AFB en Guyane ?

De son côté, Gabriel Serville se prépare à l’examen de son amendement. Le député de la Guyane demande que le siège de l’Agence française de la biodiversité soit en Guyane. « Nous représentons à nous seuls 50 % de la biodiversité française. Il serait donc logique que le siège de l’agence se trouve chez nous. Je sais que cet amendement a peu de chances de passer, mais, souligne le député, c’est un moyen d’attirer l’attention sur nous, Il faut le répéter, la France n’est pas monolithique« .

L’agence française de la biodiversité en six points
  1. Objectif : oeuvrer en faveur d’une meilleure préservation des espaces naturels, de leur faune et de leur flore, et d’une action plus concertée des services de l’Etat.
  2. Démarrage : 2016
  3. Composition : 1.200 agents de quatre organismes existants (Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), Atelier technique des espaces naturels, Agence des aires marines protégées, Parcs nationaux ).
  4. Parrain : l’astrophysicien Hubert Reeves.
  5. Budget : 225 millions d’euros.
  6. Président : désigné par le président de la République.

 

Source : Outremer 1ère