L’ensemble des élus des Outre-Mer étaient réunis au Ministère de l’Ecologie pour la co-construction de l’Agence Française de la biodiversité (AFB). Ils ont fait entendre leurs propositions sur les missions, les moyens et les modes de gouvernance des antennes de l’AFB dans les outre-mer.

La Polynésie française était présente et a défendu, en concertation avec les instances locales du Pays, la nécessité que cet outil soit le plus efficace possible en travaillant avec les structures déjà existantes. L’AFB pourrait ainsi être mise au service d’une meilleure coordination des politiques publiques, mais également servir de relais et d’assistance technique au montage des dossiers de demande de subventions et aider les micro-projets.

En outre, cette future agence pourrait au niveau de tous les outre-mer garantir le respect, à l’échelle nationale, européenne et internationale, de la convention APA sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation.

En matière de gouvernance, la Polynésie française s’est associée à la demande unanime des parlementaires ultra-marins que nos territoires soient pleinement acteurs des décisions au niveau national.

Ségolène Royal a souligné la richesse que l’outre-mer apporte à l’ensemble de la nation en matière environnementale, avec 80 % de la biodiversité nationale, et a d’ores-et-déjà annoncé que des amendements confortant l’implication des ultra-marins dans les organes de décision de l’AFB seraient proposés à l’occasion de la discussion en première lecture à l’Assemblée Nationale du projet de loi relatif à la Biodiversité, à la fin du mois de mars prochain.